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Ce magazine multimédia présente des reportages, avec articles, photographies et productions audiovisuelles numériques, consacrés à divers sujets artistiques, culturels, de loisirs et touristiques.

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LA VOITURE ELECTRIQUE EST-ELLE REELLEMENT ECOLOGIQUE ?

Renault-TWIZY 006 (1)Le débat sur l’intérêt écologique de la voiture électrique refait surface, avec l'accident nucléaire de Fukushima. L'électricité française, majoritairement issue du nucléaire, permet de rouler en émettant moins de CO2, mais ce n'est pas sans risque, comme l'actualité japonaise nous le montre.

Comme nous l'avons déjà écrit, ces dernières années, sur le webzine du Buggy Fun Club de France, la fabrication et le fonctionnement des véhicules n'ont rien d'écologiques, notamment au niveau des batteries de stockage de l'énergie électrique. 

Une voiture électrique…non nucléaire !

Cette petite phrase nous ramène à une publicité d’EDF diffusée en 1995 (voir la vidéo ci-dessous) dans laquelle un mage mettait en avant le mix électrique français, composé à 75% par une production d’origine nucléaire.

Seize ans plus tard, ce mage peut toujours affirmer, avec la même probabilité de trois chances sur quatre, que les électrons d’une voiture électrique française sont d’origine nucléaire.

Dans l’automobile, le débat écologique s’est focalisé ces dernières années sur les rejets de CO2. La voiture électrique affichait donc un très bon bilan carbone et notamment en France, où la part d’électricité d’origine fossile est faible.

Selon l’A.D.E.M.E, le bilan carbone d’une voiture électrique est de 20 à 35g de CO2/km en France, avec le mix électrique actuel, contre une moyenne de 90 à 110g de CO2/km sur l’ensemble de l’Europe et 140 à 210g sur un modèle thermique.

Mais cette belle image est un peu écornée. La question des pollutions radioactives potentielles induites par cette électricité n’est pas nouvelle, mais elle remonte aujourd’hui à la surface médiatique avec l’accident de Fukushima. Le nucléaire passe de solution la moins polluante en terme de CO2, à une énergie dangereuse pour l’homme et l’environnement.
CO2 ou risque nucléaire

La semaine dernière, Anne LAUVERGEON, la patronne d’Areva, anticipait déjà son travail de ces prochains mois, en précisant que son entreprise allait devoir regagner la confiance de l’opinion.

Nul doute que le patron de RENAULT (déjà bien occupé avec son affaire d’espionnage), mais aussi ceux des autres constructeurs investis dans l’électrique, devront surmonter ce même problème de perception.

En attendant une production d’électricité différente, plus largement issue d’énergies renouvelables, la voiture électrique restera coincée entre ces deux barrières écologiques : utiliser une électricité issue d’énergies fossiles, qui ne fera pas longtemps le poids en terme de CO2, face à des moteurs essence de moins en moins polluants, ou persévérer dans la voie risquée de l’atome.

Pour notre part, on croise les doigts pour que des solutions alternatives voient le jour rapidement, en imaginant des véhicules hybrides encore plus économiques et performants.

Imaginons tout d'abord que les véhicules ne puissent tout d'abord pas rouler à plus de 130 Km/H, quelque soit la cylindrée, cela entraînerait évidemment une réduction des consommations et des accidents mortels. En raison de l'évolution des moteurs diesels de moins en moins polluants, tout en bénéficiant notamment de couple toujours plus performant et de consommations en baisse, ne faudrait-il pas moins les rendre obligatoirement hybrides, de manière à baisser les taxes à la pompe ?

En étant équipés de petits moteurs pouvant être alimentés électriquement en roulant, mais aussi en freinant (cela existe déjà) et à l'arrêt (par le solaire ou autre), il serait tout à fait envisageable de circuler en ville à 70 Km/h maxi, avec suffisamment d'autonomie. Ces petits moteurs électriques autonomes pourraient être également sollicités au moment des démarrages, après chaque arrêt nécessaire (feux, stop, stationnement) , comme cela existe déjà.

De cette manière, on réduirait de manière significative les consommations de carburants, tout en évitant l'électricité, d'origine nucléaire, beaucoup trop dangeureuse pour les humains.

Bien entendu, une telle décision serait à prendre rapidement, au moins sur le plan européen, mais également à l'échelle mondiale, pour avoir un impact suffisant sur notre planète.

Cette idée deviendra t'elle un jour une réalité ? Probablement, si les sociétés pétrolières réalisent ainsi encore plus de profits, avec la complicité des gouvernements. Ne sont-ils pas les principaux décideurs de notre avenir, dans le monde entier, avec les sociétés d'armement ? 

L’automobile et l’électronique très perturbées

Les secteurs électroniques et automobiles sont largement désorganisés par le séisme du Japon.

Pour certains produits, comme l’Ipad 2 se posent des problèmes d’approvisionnements.

De même, RENAULT va réduire sa production en Corée du Sud, faute de pourvoir recevoir les composants électroniques du Japon.

Pour d’autres c’est l’assemblage. Ainsi, Toshiba a annoncé jeudi qu'un site assemblant de petits écrans à cristaux liquides (LCD) à destination de smartphones serait fermé pour un mois. Pour tous ces produits pèsent des craintes de pénuries temporaires.                            

Envolée du prix du pétrole

La catastrophe japonaise pourrait également faire grimper les cours du pétrole. Depuis le début de l’année 2011, les prix sont tirés vers le haut par les événements dans le monde arabe . Le séisme a d’abord freiné cette hausse, sur les craintes qu’une récession au japon réduise la consommation mondiale de pétrole.

Mais l’archipel pourrait bien manquer gravement d’énergie, et donc importer massivement du pétrole. Un cinquième de sa production d’électricité nucléaire est à l’arrêt.

Si la situation dure, « le troisième consommateur mondial de pétrole va devoir importer davantage ce qui va renchérir les cours du brut. Et si le mouvement de défiance vis-à-vis du nucléaire contamine d’autres pays, le prix du baril va exploser », a précisé dernièrement Agnès Benassy-Quéré, directrice du CEPII, Centre d'études prospectives et d'informations internationales. 

Le gouvernement nippon a déjà dû accepter que les industriels puisent dans les réserves stratégiques du pays. Il a demandé à l’Indonésie d’augmenter ses exportations de gaz naturel liquéfié et de pétrole. Les cours du pétrole pourrait donc bien repartir à la hausse, menaçant l’activité internationale.

Hausse du yen

Après le tremblement de terre de Kobe, en 1995, les investisseurs japonais avaient massivement rapatrié leurs capitaux vers le Japon, afin de faire face aux besoins de la reconstruction.  Ils avaient échangé leurs devises étrangères en yen, provoquant une hausse de la demande pour la monnaie nippone, et donc une augmentation de son prix.

Ce mouvement avait durablement plombé les exportations et donc l’économie du pays.

Après le tremblement de terre au Japon le 11 mars dernier, la devise nippone a de nouveau flambé, en raison de spéculations sur un nouveau rapatriement au Japon des actifs à  l'étranger.

Pour éviter une nouvelle récession, plusieurs banques centrales du G7, dont la Banque de France, sont donc intervenues la semaine dernière, de manière concertée, sur le marché des changes, afin de freiner cette flambée du yen.

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