Ce magazine multimédia présente des reportages, avec articles, photographies et productions audiovisuelles numériques, consacrés à divers sujets artistiques, culturels, de loisirs et touristiques.
On continue notre reportage, consacré au « Musée du Moteur » de SAUMUR, qui existe depuis près de trente ans.
Rencontré à la fin de l’année dernière, le Président de l’association Musée du Moteur nous a confié qu’à sa connaissance, il n'existe pas d’autre structure spécialisée dans les moteurs thermiques.
Philippe BILLIER : « Plusieurs établissements bien sûr les présentent à travers l'automobile, les outils et les techniques.
Aucun ne les privilégie en tant qu'objets d'études, ou témoins de l'évolution industrialisée.
L'approche muséographique qui est faite à SAUMUR se consacre exclusivement au moteur thermique.
Le Musée les expose comme seuls critères de présentation, mais il y adjoint cependant différentes applications pour une bonne compréhension des différents usages.
Plus d'un siècle d'histoire
Le Musée du moteur prend comme guide l'historique du moteur.
Chaque époque marquante de la fin du 19ème ou du 20ème siècle est représentée .
Il faut attendre la découverte d'un combustible adéquat (le gaz), pour que soit construit les premiers vrais moteurs à combustion interne.
Ce sont des moteurs sans compression, de faible puissance, fonctionnant sur un aller retour du piston.
Etienne LENOIR en France et Nicolaus OTTO, en Allemagne, en furent les pionniers dès 1850.
C’est le physicien Français Beau de Rochas qui inventa en 1862 un cycle théorique, le fameux cycle à quatre temps,
En 1892, un allemand Rudolf DIESEL inventa un cycle qui porte son nom et qu’il mis en application sur des moteurs dit à huile lourde.
Le carburant était si épais qu’il fallait le réchauffer avant de l’injecter dans le moteur.
Ces cycles restent d’actualité, puisque c’est toujours leur principe qui est utilisé sur les moteurs actuels
« Le Musée du Moteur » de SAUMUR s'efforce de ne présenter que des objets en état de fonctionnement ; si possible dans le cadre de leur application d’alors.
Les plus anciens moteurs exposés sont vieux de plus de 120 ans.
Un des premiers moteurs équipé d’un arbre à cames en tête date de 1911 (moteur Majola).
Grâce aux maquettes, aux documents, aux explications fournies lors de la visite, le visiteur comprend l’utilisation et le fonctionnement de ces machines, ainsi que l'apport effectif des technologies nouvelles.
La présentation n'est pas figée, puisque les moteurs les plus récents y trouvent une place.
D'ores et déjà, moteurs d'hélicoptère, de Formule 1 et même d’Ariane IV ont rejoint les ancêtres de fonte, de bronze et d'acier.
TV@ : Pouvez-vous nous présenter l'installation de ce musée saumurois ?
Philippe BILLIER : « L'histoire de SAUMUR est marquée par son patrimoine architectural, la Loire classée patrimoine mondial UNESCO, l'École Nationale d'Équitation, le Cadre Noir, une économie, une viticulture renommée et une agriculture traditionnelle.
Aujourd'hui, la Ville et ses hommes ont évolué et, profitant du cadre exceptionnel qui leur est offert, ils s'intéressent aux technologies nouvelles, à la transformation agro-alimentaire, au tourisme ...
Bien que n'ayant pas de tradition industrielle, SAUMUR s’est développée, à l'ombre des Arts et Métiers d'Angers, grâce à l’idée révolutionnaire pour l’époque du Principal du collège de garçons de Saumur, Jules Emile RIGOLAGE, de créer en 1884 l'École Industrielle de SAUMUR, devenue depuis le Lycée Polyvalent « Sadi Carnot – Jean Bertin ».
En vidéo, le Président de l’association du « Musée du Moteur » nous parle du lycée Sadi Carnot de SAUMUR, où tout a commencé.
A suivre …