Ce magazine multimédia présente des reportages, avec articles, photographies et productions audiovisuelles numériques, consacrés à divers sujets artistiques, culturels, de loisirs et touristiques.
Sous ses faux airs de Méhari, cette petite voiture cache un moteur unique en son genre.
Il s’agit de la première voiture sans permis électrique à prolongateur d’autonomie.
Finie la peur de la panne !
Little est une nouvelle marque, créée il y a quelques années par le bureau d’études Technical Studio.
Pour des raisons de réglementation,l’équipe orléanaise a choisi de se cantonner au créneau des quadricycles (dont font partie les voitures sans permis).
Avec comme premier modèle une petite voiture de plage, la Little 4, dont les lignes évoquent une Citroën Méhari, ou une Mini Moke modernisée.
Air du temps oblige, Technical Studio a mis l’accent sur l’électrique, comme son concurrent Volteis.
C’est ainsi que la Little 4 est livrée de série avec un pack de batteries au plomb (pour des raisons de coût), lui conférant une autonomie de 100 km environ.
Jusqu’ici, rien d’extraordinaire, si ce n’est un tarif parmi les plus abordables sur le marché des voitures électriques : à partir de 12.500 € HT.
La particularité de la Little 4 provient de son mode de fabrication.
Technical Studio n’ayant pas la structure nécessaire pour une production en interne, celle-ci se fait via des licences, vendues partout en Europe.
C’est ici qu’intervient Damien BIRO, fondateur d’Ecomobilys, PME située à Calais.
"Nous avons acheté la licence de fabrication de la Little 4 pour une assurer la production dans notre atelier".
Ainsi, Ecomobilys a déjà écoulé quelques-unes de ces petites voitures électriques à la Mairie de Calais, qui les propose également à la location.
"Mais si ce véhicule nous paraissait prometteur, nous voulions aller plus loin", reprend Damien BIRO.
"C’est la raison pour laquelle, nous avons développé la technologie Biro Inside, qui transforme cette petite voiture électrique en une hybride rechargeable".
Similaire sur le papier à celui de la Volt, le système Biro Inside s’avère en réalité bien moins complexe, se rapprochant plus de celui du RENAULT Kangoo Elect’Road, commercialisé en petite série, au début des années 2000.
Un groupe électrogène thermique se charge d’alimenter les batteries, lorsque celles-ci passent sous un certain seuil de charge.
Les roues sont toujours entraînées par le moteur électrique, sans que jamais le moteur thermique ne participe directement à la traction.
Le premier prototype à utiliser cette technologie était basé sur un utilitaire Piaggio Porter électrique, modèle également vendu par Ecomobilys.
Toutefois, aux dires même de Damien Biro, ce modèle servait avant tout de vitrine technologique.
"Ce prototype sur base de Porter ne se montrait pas satisfaisant, principalement en ce qui concerne le bruit et les vibrations une fois le moteur thermique engagé.
Il n’utilisait que des éléments existant, dont un groupe électrogène industriel qui n’était pas optimisé.
La prochaine étape consiste à affiner le système pour offrir des performances et un agrément décents."
Selon l'un de nos confrères, qui a eu le privilège d'essayer ce modèle :
La finition se révèle sans excès (la console centrale de Peugeot 207 pourrait être mieux intégrée), mais correcte en regard du prix de vente, parmi les moins cher du marché des véhicules électriques.
Toutefois, la sècheresse de sa suspension et l’inconfort notoire de ses sièges en plastique dur moulé fatiguent vite.