Ce magazine multimédia présente des reportages, avec articles, photographies et productions audiovisuelles numériques, consacrés à divers sujets artistiques, culturels, de loisirs et touristiques.
Nous continuons notre série d’articles, que nous consacrons au patrimoine troglodytique, avec l’un de ses représentants, Président du Carrefour Anjou Touraine Poitou (C.A.T.P).
Bien avant la naissance des châteaux de pierre, les populations n’ayant ni forêts ni montagnes, ont voulu tirer avantage de la roche pour se protéger.
En creusant le sous-sol, elles y ont trouvé un formidable abri, contre toutes tentatives d’invasion par des ennemis lourdement armés.
Dès le début de la féodalité au IXème siècle, les seigneurs se sont mis à construire des Roches primitives.
La configuration de ces abris était toujours la même : un puits carré central, autour duquel s’articulent les différentes pièces de l’habitat.
Ce puits ramenait de la lumière à l’intérieur, tout en garantissant la sécurité de ses hôtes, grâce à d’étroites fenêtres évasées vers l’intérieur. La plupart de ces structures avaient pour objectif de compléter les habitations de surface. Sa fonction principale de protection ne lui permettait qu’un confort modeste.
Les abris pouvaient également prendre la forme de souterrain-refuges. Ces souterrains de châteaux, villages ou fermes étaient constitués d’étroits couloirs.
Véritables pièges pour les ennemis, des portes et des chatières conduisaient à des salles où les habitants attendaient que le danger s’éloigne.
Une fois entré, l’ennemi pouvait encore être ralenti par les chicanes et meurtrières mises en place. Avec la diminution des invasions et des guerres, la fonction des abris troglodytiques évolue.
Leur recours se fait de plus en plus rare et l’ouverture sur l’extérieur de certains refuges, ainsi que le creusement de nouvelles cavités, vont permette aux communautés rurales de s’y installer (photo).
Au fait, combien y a-t-il d’habitats troglodytiques, dans la région saumuroise ?
Bernard TOBIE : « On comptabilise quelques 15.000 entrées de caves, mais toutes ne sont bien sûr pas des troglos. »
TV@ : Les roches sont-elles différentes dans le saumurois, par rapport à celles des départements limitrophes ?
Bernard TOBIE : « Oui, la particularité troglodytique de notre région tient à la diversité :
- lithologique : tuffeau et falun
- relief : plaine et coteau
- formes (liées au mode d’extraction)
- mise en valeur : plus de 30 ans d’expérience
Au cours de son interview, le Président du C.A.T.P nous a indiqué les spécificités du falun et du tuffeau, dans la vidéo ci-dessous.
A suivre …